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Nous sommes le temps

Plus de 400 personnes ont assisté aux neuf manifestations organisées à Bienne dans le cadre des 7èmes Journées philosophiques. Les débat, dont le thème central était le temps, furent animés et intenses. Cinéma, musique et arts visuels étaient intégrés à la démarche de réflexion. L’engagement et la participation des personnes présentes furent impressionnants.

(bs) Que ce soit l’épineuse question de la durée du présent ou l’évocation de Roland Kuhn, illustre psychiatre biennois, les 7èmes Journées philosophiques de Bienne ont suscité une vraie réflexion et des débats très animés autour du thème du temps. « Suite Habana », le film-poème du cubain Fernando Pérez fut suivi d’une discussion engagée, non dénuée d’émotions, dans une salle comble. La traduction simultanée a permis de réunir francophones et alémaniques en un même lieu pour suivre les exposés de la philosophe de Lünebourg, Yvonne Förster-Beuthan et le psychiatre marseillais Jean Naudin. Ils ont su retenir l’attention d’un public bilingue en abordant le thème du temps dans une continuité particulièrement fascinante. Jean Naudin  a évoqué les pathologies du temps vécu en lien avec la difficulté de vivre dans la norme, non sans se référer au psychiatre Roland Kuhn, né à Bienne en 1912.

Le chercheur zürichois Norman Sieroka et le rédacteur en chef du „blauen reiter“ Siegfried Reusch d’Aachen ont poursuivi la réflexion autour de l’énigme du temps. Pierre Bühler, enfant de Tramelan et professeur à l’université de Zürich a montré que, si le temps ne nous appartenait pas, nous pouvions le cueillir, l’accueillir et le recueillir. Maurice Baumann, en abordant la question du temps en musique, a proposé une réflexion qui reliait la vie de l’œuvre à notre temps vécu.  Les paroles des enfants  du film « Le temps des enfants » de Jacques Duez ont fait magnifiquement écho aux propos tenus par les philosophes, au même titre que la prestation des musiciens Lukas Vogelsang (Sax) et Tobias Jenni (piano). L’art et le temps ont été le sujet des propos tenus par le philosophe suisse Christoph Rehmann-Sutter, auxquels firent écho ceux des nombreuses personnes présentes, lors de la visite de l’exposition de Fabian Marti, un artiste suisse présent lors de la visite du Centre PasquArt.

Les visées des Journées philosophiques ont été dépassées : proches du public, elles ont offert un cadre inhabituel à la réflexion. L’affluence du public durant les trois jours lève tous les doutes.

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